Fondation

Du XVIIe au XIXe siècle

XXe siècle


Fondation

En 1514, Charles Quint assiège Saint-Dizier et les opérations traînent en longueur. Cantonnée à Vitry en Perthois, une troupe, estimée à environ deux mille hommes, cavaliers et fantassins, harcèle à revers les assiégeants. Charles Quint décide une action contre Vitry, à la fois pour mettre fin à ces raids et pour redonner confiance à ses soldats par une victoire facile. Vitry en Perthois prenait appui sur un piton où s'érigeait la forteresse. La ville s'étendait en contre-bas.
Le 24 juillet, les Impériaux attaquent en force avec une troupe d'environ huit mille hommes. Les Français se défendent comme ils peuvent et laissent 1500 des leurs sur le terrain, tués ou prisonniers.
La ville est-elle détruite par un incendie mis par les Français pour pratiquer la technique de la terre brûlée ou par les vainqueurs se conduisant en soudards ? Il ne semble pas toutefois que la ville ait été complétement démolie. Sur ces deux points, les témoignages sont contradictoires. Afin de remplacer l'ancienne défense, François 1er décide, par lettres patentes en date du 29 avril 1545, de créer une nouvelle ville et confie le choix du site à l'ingénieur italien Girolamo Marini.
La théorie alors en honneur, mise au point par les architectes militaires italiens, est de construire la ville en terrain plat, si possible marécageux, un fossé et un remblai l'entourant. Le creusement des sapes est ainsi impossible, la nature du terrain ne permet pas à l'artillerie ennemie de s'approcher suffisamment et les levées de terre amortissent l'effet des boulets.
Marini jette son dévolu sur le petit village de Maucourt situé à 3 km au sud ouest de Vitry. Il est bordé par la rivière Marne à l'ouest. La nouvelle ville absorbe le village qui va disparaître nominalement. Un lourd handicap pour la ville : elle hérite, surface exigüe, des 626 hectares de Maucourt qui vont penaliser son développement pendant des siècles (Vitry en Perthois comptait 1751 hectares).
François 1er donne son nom et ses armes à la nouvelle cité qui va se nommer Vitry le François.

Gilbert Maheut

Aspect des fortifications à la fin du XVIe siècle