Fondation

Du XVIIe au XIXe siècle

XXe siècle


DU XVIIe au XIXe siècle

 

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècle

  Vitry se développe et prend sa forme définitive. Les querelles religieuses s'atténuent, le pouvoir royal s'affermit. La ville s'édifie lentement. Les monuments les plus importants datent du XVIIe siècle. Le plan conçu par l'architecte MARINI apparaît dans sa réalisation géométrique. La ville est entourée de fortifications percées de 4 portes. Les graves événements qui se dérouleront par la suite n'affecteront pas sa structure initiale. La première pierre de la collégiale est posée le 24 juin 1629 mais il faudra attendre plus de deux siècles pour voir son achèvement. C'est un des spécimens les plus purs de l'architecture religieuse de style classique.

Collégiale

Eglise Notre Dame

Le palais Royal, siège de toutes les juridictions, s'élève à l'endroit où se trouve aujourd'hui la Caisse d'Epargne et l'Hôtel des Postes.
A partir de 1626, construit par les moines, le Couvent des Récollets qui deviendra à la révolution, l'Hôtel de Ville, remplace la citadelle précédemment démolie.

Jardins de l'Hôtel de Ville

Hôtel de Ville
(ancien Couvent des Récollets)

A l'Ouest, se dresse la Porte du Pont, construite en 1746. Démontée en 1939 pour les besoins de la circulation militaire, et ses pierres ayant été mises de côté, elle a été réédifiée de 1982 à 1985 sur un nouvel emplacement, place du Maréchal Leclerc.

Porte du Pont

Le couvent des Minimes dont il ne subsiste qu'une partie de la façade, Hôtel-Dieu, Hôtel de l'Arquebuse, la Halle, le collège des garçons avec sa chapelle dont le portail se dresse maintenant dans le jardin de l'Hôtel de Ville, tous ces beaux monuments ont presque totalement disparu au cours de la dernière guerre.
Vitry connaît une longue période de prospérité mais en 1631 se déclare une épidémie de peste et la ville perd une forte partie de sa population.
En 1685, la Révocation de l'Edit de Nantes vient encore faire une brèche profonde dans la population vitryate : environ 2000 protestants d'un rare mérite, s'expatrient.
De terribles incendies dévorent de nombreuses maisons. Dans ce pays très pauvre de Champagne, des disettes surviennent. Malgrè ces dures épreuves, la vie continue dans ce Vitry des XVIIe et XVIIIe siècle.
La bourgeoisie reçoit une sérieuse instruction, des écoles sont aussi construites pour les garçons et filles des classes populaires.
Après les travaux de l'été, l'hiver apporte ses distractions : bals, grandes foires.

Les grandes heures de Vitry
Située aux marches de l'Est, Vitry reçoit la visite de nombreux rois, princes ou princesses : François 1er, François II, Marie Stuart, Charles IX, Henri III, Henri IV, Anne d'Autriche, Louis XIV qui s'y arrêta trois fois, la dauphine Marie-Antoinette venant épouser le futur Louis XVI.
C'est chaque fois l'occasion de réjouissances.

La période révolutionnaire
Des députés de Vitry participent à Paris, le 14 juillet 1790, à la fête de la Fédération. En 1792, c'est la guerre. La patrie est déclarée en danger. On enrôle les volontaires. Kellermann loge dans la ville avant la bataille de Valmy. Malgrè sa modération, la population est entrée dans le climat de terreur qui règne dans tout le pays.

L'Empire et la Restauration
Vitry devient sous-préfecture du département de la Marne, tout d'abord sous le nom de Vitry-sur-Marne.
Au cours de la campagne de France, Napoléon loge à Vitry. La restauration met en vedette Royer Collard né à Sompuis, grand orateur et homme politique. La révolution de 1830 n'a que peu d'écho à Vitry. En 1832, une grave épidemie de choléra s'abat sur la ville. Elle réapparaît en 1849 et 1854.

La guerre de 1870
Faits prisonniers par les Prussiens, les mobiles de Vitry sont emmenés en captivité et massacrés par leurs gardes à Passavant-en-Argonne. L'événement y est rappelé par un monument que les Allemands mutilèrent pendant l'occupation de 1940-1944.
Pendant deux années, Vitry reste sous la botte allemande et sa population subit de nombreuses vexations et les exigences de l'occupant. Des civils sont maltraités, des otages arrêtés.

 

Marcel Maillot
Gilbert Maheut